Isabelle, Hôte Nohô passionnée de peinture

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le Vendredi 17 Avril 2026 à 13h17

sabelle, Hôte Nohô passionnée de peinture

Sur Nohô, chaque passion devient une immersion dans un univers singulier. Celui-ci est celui d’une artiste peintre qui explore la lumière, l’émotion et l’invisible à travers une peinture à l’huile profondément intuitive.

Peux-tu te présenter ?

Je suis Isabelle, je suis une artiste peintre passionnée par la technique de la peinture à l’huile sur toile. Mon travail est centré sur la lumière, sur le jeu d’ombre et de lumière, même si je travaille en couleur. Je ne fais pas de l’illustration rapide ou numérique. C’est un art traditionnel, où chaque œuvre prend le temps de naître sur le chevalet. Parfois, une toile me demande plus d’un mois de travail.

Ce qui m’anime, c’est l’authenticité de la création. Je peins chez moi, dans un petit espace installé dans ma salle à manger. Je travaille sur le vivant, sur les couleurs, sur la profondeur que seule la peinture à l’huile permet d’obtenir. J’ai essayé l’acrylique, mais je n’ai pas obtenu le même résultat. Avec l’huile, les fondus, les couches successives donnent un effet plus proche du réel. C’est aussi un univers très sensoriel, avec l’odeur de la térébenthine et la patience qu’impose le temps de séchage.

Quel a été ton parcours ?

Je suis autodidacte. Je n’ai pas fait d’école d’art. Mais j’ai été très entourée dans cet univers. Mon frère était artiste peintre, il peignait des scènes sur les quais de Seine à Paris, puis il a travaillé dans une galerie à Montpellier avant d’arrêter. Quand j’étais petite, il me prenait déjà avec lui et m’apprenait à étaler la peinture sur la toile, avec les doigts, à guider mes gestes. J’ai aussi une cousine artiste peintre. Et puis j’ai toujours dessiné, toujours peint. Je ne saurais même pas dire quand cela a commencé, c’est comme si ça avait toujours été là. Avec le temps, j’ai compris une chose : il n’y a pas vraiment de talent. Il y a surtout du travail et de la pratique.

D’où vient ton inspiration ?

Au départ, j’ai beaucoup travaillé sur mes origines espagnoles. J’ai peint le flamenco, la culture, les traditions méditerranéennes. Mais avec le temps, je m’en suis un peu éloignée, parce que je sentais moins d’adhésion. Depuis un an ou deux, je travaille davantage sur l’identité. J’essaie de rendre visible l’invisible : les émotions, les traumas, les doutes, les angoisses. Mais je ne travaille pas dans quelque chose de sombre. Il y a toujours une forme de beauté dans mes tableaux. Et surtout une idée de lumière, de sortie, d’issue. Même dans les zones plus sensibles, je cherche toujours une ouverture vers quelque chose de plus positif. Mon inspiration vient aussi de l’observation des gens. Dans les transports, dans la rue… parfois une attitude, un regard, peut déclencher une idée de peinture.

Quel est ton rapport à la création ?

Je peins beaucoup la nuit. C’est un moment que j’aime particulièrement, avec le silence. Les silences sont très parlants pour moi. La nuit, je suis dans la création. Le jour, je suis plus dans les échanges, les démarches, les expositions.

As-tu des expositions à venir ?

Oui, plusieurs projets arrivent. Je viens d’être admise à la fondation Taylor à Paris. Je suis également sélectionnée pour un salon à Lyon en septembre, à l’espace Bondy.

Je vais aussi exposer dans une exposition autour de Frida Kahlo à Montpellier, à la galerie électrique. Et d’autres projets sont en cours : appels à candidatures, expositions collectives, mécénat… La fin d’année risque d’être assez chargée.

Je vais aussi exposer dans ma commune, dans la salle du conseil municipal, pendant cinq jours. J’aimerais en profiter pour inviter un public plus large, notamment de la métropole.

Que proposes-tu sur Nohô ?

Je propose un vrai temps d’échange sur l’art, je prendrai le temps de répondre à toutes les questions et d’expliquer mon processus créatif. Cela pourra peut être correspondre à une journée ou je peins également, le temps de voir cela ensemble.

Une peinture de l’intime et de la lumière

Sur Nohô, chaque rencontre permet de découvrir ce qui ne se voit pas toujours derrière une œuvre : le temps, le geste, la sensibilité. Le travail d’Isabelle s’inscrit dans cette recherche de vérité intérieure, entre ombre et lumière, silence et couleur.

Une peinture qui ne cherche pas à illustrer le monde, mais à en révéler les émotions cachées, toujours avec une ouverture vers la lumière.

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le Vendredi 17 Avril 2026 à 13h17

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